Mauritanie: des membres de l'opposition dénoncent une dérive autoritaire après l'arrestation de deux députées
Publié le 23/04/2026 | Ajouter un commentaire
En Mauritanie, deux députées de l'opposition, militantes anti-esclavagistes, ont été placées sous mandat de dépôt et envoyées en prison mardi 21 avril. L’opposition, par la voix de Biram Dah Abeid, dénonce une dérive autoritaire.

Mariem Cheikh et Ghamou Achour, membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) du député Biram Dah Abeid, sont poursuivies pour avoir critiqué le président et le gouvernement mauritanien lors de diffusions en direct sur les réseaux sociaux.
Selon ce dernier, Meriem Cheikh a été détenue dans un lieu secret pendant plusieurs jours avec son nourrisson de moins de trois mois. Une méthode qui se généralise, appuie l’élu de l’opposition, dans le but de pousser les personnes appréhendées à présenter leurs excuses.
Si le parquet général invoque le « flagrant délit » pour contourner leur immunité parlementaire, l’opposition, elle, dénonce une dérive autoritaire et une attaque contre la démocratie. Pour l’élu mauritanien Biram Dah Abeid, fondateur du mouvement abolitionniste, cette arrestation montre également l’intention du pouvoir d’éradiquer le mouvement abolitionniste.