Législatives en France: Gabriel Attal reconduit à Matignon pour «assurer la stabilité du pays»

Le président français Emmanuel Macron a demandé lundi à son Premier ministre Gabriel Attal, venu lui présenter sa démission, de rester «pour le moment afin d'assurer la stabilité du pays», a annoncé le palais présidentiel, ce lundi midi, au lendemain d'un second tour des élections législatives marqué par la victoire de l'union des partis de gauche devant le camp présidentiel et l'extrême droite.

 

Gabriel Attal va donc rester encore pour un temps indéterminé à Matignon, « afin d'assurer la stabilité du pays », a annoncé le palais présidentiel à la mi-journée.

Réélu dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, le chef du gouvernement avait annoncé dimanche soir à l'issue du second tour des élections législatives anticipées, marqué par une victoire de la gauche et un net recul du camp présidentiel, qu'il remettrait sa démission sans exclure de poursuivre sa tâche « aussi longtemps que le devoir l'exigera ».

La présidence précise qu'Emmanuel Macron l'a remercié « pour les campagnes des élections européennes et législatives qu’il a menées. »

Hostile à la dissolution décidée le 9 juin par le chef de l'État au soir de la déroute de la liste présidentielle aux élections européennes, Gabriel Attal a depuis marqué ses distances avec Emmanuel Macron, jusqu'à acter une forme de rupture dimanche soir. « Cette dissolution, je ne l'ai pas choisie, mais j'ai refusé de la subir », a-t-il souligné lors d'une allocution à Matignon.

Les deux têtes de l'exécutif ont été rejointes à l'Elysée par plusieurs ministres dont Gérald Darmanin (Intérieur) et Stéphane Séjourné (Affaires étrangères).

La gauche met déjà la pression sur Matignon. La cheffe des écologistes Marine Tondelier a estimé ce lundi matin qu'Emmanuel Macron « devrait appeler aujourd'hui » la gauche « à lui transmettre un nom de Premier ministre ». Selon le patron du parti socialiste, Olivier Faure, le Nouveau front populaire doit présenter dans la semaine une candidature au poste de Premier ministre, « soit par consensus, soit par vote ».

Le camp macroniste plaide lui pour une coalition.

Les députés de la nouvelle législature sont accueillis à l'Assemblée nationale ce lundi après-midi.

 


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