Royal Air Maroc suspend de nombreuses lignes en Afrique centrale en raison de la flambée des prix du kérosène
Publié le 25/05/2026 | Ajouter un commentaire
La compagnie aérienne Royal Air Maroc, touchée par l'augmentation des prix du kérosène due à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé samedi 23 mai la suspension temporaire de plusieurs lignes à destination de l'Europe et de l'Afrique centrale.

Les vols Royal Air Maroc à destination de Douala et Yaoundé au Cameroun, et Libreville au Gabon, sont suspendus jusqu'au 9 juin. Ceux en direction de Bangui en Centrafrique le sont jusqu'au 17 juin. Quant à Kinshasa en RDC et Brazzaville au Congo, il faudra attendre le 30 juin pour une reprise de la ligne. Royal Air Maroc n'a pas précisé de date d'application de ses suspensions, mais selon une source interne de la compagnie aérienne, la mesure doit en vigueur dès ce dimanche 24 mai.
Dans son communiqué, l'entreprise marocaine explique que cette décision est une « conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient » et de la « forte hausse des prix du kérosène ». En un mois, le prix du baril de pétrole a presque doublé.
Des lignes particulièrement sensibles aux variations des prix
Autre raison invoquée : « un ralentissement de la demande sur certaines dessertes ». Pour Didier Brechemier, expert aéronautique, si la RAM a choisi de suspendre ses vols en Afrique centrale, c'est parce qu'il s'agit d'une destination où « la sensibilité au prix est importante ». Avec la hausse du coût du carburant, les prix des billets d'avion ont eux aussi augmenté, entraînant une baisse de la demande, et enfin le choix de la compagnie de suspendre ces liaisons.
Royal Air Maroc s'est engagée à « rétablir progressivement ces lignes dès que les conditions opérationnelles et économiques le permettront ». Mais tout dépendra des négociations dans la guerre au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d'Ormuz. Après des avancées dans les négociations entre Téhéran et Washington samedi, Donald Trump a temporisé dimanche et Marco Rubio lancé qu'un accord sur le nucléaire iranien ne se ferait pas « en 72 heures ».