Avec un nouveau nom chinois, Marco Rubio contourne les sanctions et accompagne Trump à Pékin
Publié le 13/05/2026 | Ajouter un commentaire
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est envolé, mardi 12 mai 2026, pour Pékin aux côtés du président Donald Trump, malgré les sanctions dont il fait l'objet en Chine. Un obstacle diplomatique contourné grâce à une modification de la translittération de son nom.

Marco Rubio était dans le collimateur des autorités chinoises du temps où il était sénateur. En 2020, il était l'un des plus fervents partisans de sanctions contre la Chine, notamment en raison du recours présumé au travail forcé de la minorité musulmane des Ouïghours. D'origine cubaine et farouche opposant au communisme, Marco Rubio avait également critiqué la répression de Pékin à Hong Kong, ce qui lui avait valu une interdiction d'entrée sur le territoire chinois.
Pour contourner leurs propres restrictions, les autorités chinoises ont discrètement modifié un caractère dans la translittération de son nom.
Les noms étrangers se traduisent en chinois de manière phonétique. En changeant la première syllabe - même prononciation, mais caractère différent - la diplomatie chinoise s'est créé une porte de sortie et ce dès janvier 2025 lorsque Marco Rubio venait d'être nommé secrétaire d'État.
Selon deux diplomates, ce changement s'expliquerait par le fait qu'il est visé par des sanctions sous l'ancienne orthographe de son nom. L'ambassade de Chine n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
À l'époque, il s'était aligné sur la ligne de Donald Trump qui privilégie les relations commerciales aux questions de droits humains. Très tôt la Chine a donc évité une situation diplomatiquement embarrassante sans perdre la face ni admettre publiquement avoir levé les sanctions.
L'an dernier, Marco Rubio avait néanmoins rassuré Taïwan en affirmant que l'administration Trump ne négocierait pas l'avenir de cette île dans le cadre d'un accord commercial avec Pékin.