En Libye, la production de pétrole menacée par la fermeture d'une vanne sur le principal oléoduc
Publié le 17/09/2026 | Ajouter un commentaire
En Libye, les gardiens des installations pétrolières, qui protestent depuis mardi 15 septembre contre leurs conditions de travail, ont fermé une vanne sur l'oléoduc principal reliant le champ Hamada à la raffinerie de Zawiya, la plus importante du pays. Un incident qui n'est pas sans effet sur le cours du pétrole.

Trois sites pétroliers situés à Hamada, au sud-ouest de la Libye, et dont la production afflue vers l'oléoduc, ont été fermés en urgence à la suite du blocage de la vanne principale par les manifestants.
Ceci a « provoqué un arrêt complet de la production », a déploré la Compagnie nationale du pétrole (NOC), qui a appelé les autorités du pays « à assumer pleinement leurs responsabilités pour résoudre la crise ». Ses dirigeants ont menacé de déclarer l'état de « force majeure », une mesure qui exonérerait la NOC de sa responsabilité pour non-respect des contrats de livraison du pétrole.
De leur côté, les gardiens des installations des champs pétroliers ont affirmé que leur blocage allait continuer jusqu'à ce qu’ils obtiennent gain de cause. Alors qu’il leur incombe de protéger ces sites, ils sont souvent à l'origine des blocus pour des revendications sociales et salariales.
Une production souvent freinée
La Libye est dotée des réserves pétrolières les plus abondantes d'Afrique. Elle produit actuellement un million et 400 000 barils par jour, et œuvre à augmenter sa production à deux millions de barils par jour, à l'horizon 2030.
Mais l'instabilité, la division et le chaos qui y règnent depuis 2011 ne jouent pas en faveur de ses ambitions. Cette crise libyenne, s'ajoutant à celle des détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb, a des répercussions sur l'acheminement du pétrole en Occident. Conséquence : le prix du baril de pétrole a bondi de près de trois dollars ce mercredi.
Avec RFI